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 GUIDE POUR LES PARENTS DÉPASSÉS PAR LES CRISES DE LEURS ENFANTS BI-POLAIRE

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gigicats
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MessageSujet: GUIDE POUR LES PARENTS DÉPASSÉS PAR LES CRISES DE LEURS ENFANTS BI-POLAIRE    Sam 23 Juin - 17:10

PETIT GUIDE POUR LES PARENTS DÉPASSÉS PAR LES CRISES DE LEURS ENFANTS PAR CALINE MAJDALANI


Tome 1 : Laisser tomber les vieilles méthodes
Les parents sont souvent dépassés dans certaines situations où leurs enfants se mettent dans tous leurs états.
Comment
faire quand votre enfant veut garder tous les chocolats pour lui,
refusant catégoriquement de les partager avec sa fratrie, sinon, comme
vous l’exprimez si bien, « c’est la crise » ?
Comment lui faire accepter de lâcher le jouet qu’il serre très fort dans un magasin sans faire un scandale etc. ?
Comment
aider les enfants à devenir plus flexibles dans leurs comportements et à
mieux tolérer la frustration dans les situations si quotidiennes de la
vie courante ?
Il existe des façons
différentes de comprendre vos enfants et de multiples façons de faire
pour vous aider à gérer leurs difficultés.
L’objectif de ce guide est d’essayer de vous apprendre à gérer « intelligemment » la frustration « ingérable » de vos enfants.


Avant
de répondre à toutes ses questions, commençons par souligner certains
types de réactions si naturelles chez tous les parents mais tellement
inefficaces dans ce genre de situations :

  • -Vouloir montrer à tout prix que c’est vous le « boss », que c’est vous qui commandez
  • -Vous
    remettre en question en vous accusant d’être une mauvaise mère ou un
    mauvais père. Ex : Si mon fils ne m’obéit pas, c’est que j’ai dû manquer
    quelque chose de très important dans son éducation
  • -Blâmer les autres (amis, fratrie, familles)
  • -Crier, secouer, menacer, frapper l’enfant
  • -Punir en sanctionnant sévèrement
  • -
    Demander à votre enfant les raisons qui motivent ces crises (il est
    incapable de vous donner une explication logique). Ex : Pourquoi, alors
    que je l’ai expliqué 100 fois, tu n’es pas resté tranquille chez le
    dentiste comme tu me l’avais promis ? L’enfant ne saura pas quoi dire ;
    il n’en sait rien!!
Il est
important de savoir que les enfants, souvent à ce moment-là, sont
prisonniers de leur frustration. Ils sont en quelque sorte pris en
otage. C’est elle qui dicte sa loi, qui impose à l’enfant tel type de
comportement, ou tel type de paroles agressives qui vous font tant de
peine (comme par exemple « je te déteste, tu es une mauvaise mère/un
mauvais père, je veux d’autres parents dignes de ce nom » etc.).
Gardez
à l’esprit que si votre enfant explose, indépendamment du fait qu’il
soit super motivé à faire ce que vous lui demandez, il n’y arrive pas !
Ce n’est pas de sa part une question de mauvaise volonté. Les enfants
font toujours de leur mieux, nous rappelle la sagesse populaire.
Dans
un monde idéal, l’enfant en situation de souffrance dirait : Papa,
maman, j’ai un problème. Quand tu me demandes de faire quelque chose et
que je n’y arrive pas, tu me répètes plusieurs fois de suite que je
dois le faire immédiatement. A ce moment-là, je ne me sens pas bien du
tout. Je suis à vrai dire frustré. Or, quand je suis dans ce genre
d’état, je n’y vois plus clair, tout est embrouillé dans ma tête. De ton
côté, comme tu vois que je ne t’obéis pas, tu cries de plus belle, ce
qui majore ma frustration et excite mon cerveau davantage. Tu es en
colère et je me mets en colère car je suis très frustré de ne pas
pouvoir faire ce que tu me demandes. Ainsi démarre la spirale de la
colère. Je commence ainsi à dire et à faire des choses, malgré moi, ce
qui me fait beaucoup de peine et ce qui te cause par la même occasion
tant de souffrance. Tour ceci me met dans un désarroi profond.
Mais
comme le monde idéal où tous les enfants en souffrance, expriment ce
qu’ils ressentent précisément, en tenant compte de l’autre, n’existe
pas, revenons à la réalité. Nous avons besoin de mettre en place un
autre type d’action qui vous aiderait à gérer plus efficacement vos
enfants en état de crise.


Tome 2 : Les « crises », un problème d’ordre émotionnel…
Pourquoi les sanctions ne fonctionnent pas ? Pourquoi ce n’est pas une question d’éducation ?
Parce que « les crises » de votre enfant sont liées à un problème d’ordre émotionnel
inhérent à sa capacité à la régulation émotionnelle. Or, votre enfant
présente des difficultés à ce niveau-là : cette aptitude lui fait
généralement défaut notamment dans les situations de frustration.
En règle générale, quand on a un problème, l’émotion qui lui est associée nous mobilise :

  • -nous sommes frustré
  • -nous
    ressentons une tension qui nous « motive » à élaborer des solutions,
    qui nous débarrasseraient en retour de la frustration.
Or,
pour le faire d’une manière efficace, nous faisons la part entre
l’émotion que nous ressentons (que notre problème frustrant a engendré)
et le problème en soi.
Ainsi, on fait appel de manière quasi-systématique, à plusieurs types de capacités.
Les différentes étapes de la résolution « efficace » d’un problème


  1. 1- On sépare
    en quelque sorte l’affect (l’émotion que nous ressentons) de la
    situation qui l’a engendré et on réfléchit d’une manière objective,
    rationnelle et logique
  2. 2- On identifie le
    problème (c’est quasi-impossible de résoudre une situation, avant de
    faire l’état des lieux, donc on détermine quel est le problème ?)
  3. 3- On élabore plusieurs types de solutions possibles
  4. On Anticipe les conséquences des différentes actions possibles et on choisit une ligne d’action
La
plupart des enfants présentant un trouble bpj manque au moins une de
ses étapes. Ils sont tellement « désorganisés » dans leurs têtes ou
tellement impulsifs qu’ils font ce qui leur passe en premier à l’esprit.
Or, tout le monde sait que la première idée est souvent la moins
bonne !
Ils tentent donc de
résoudre la frustration par plus d’émotionnel que de rationnel, ce qui
est généralement pas très efficace. Ils se retrouvent dans ces
situations, envahis par leurs émotions et connaissant leur intensité
émotionnelle, ça explose. Et vous savez de quoi je parle.
Dans
ce genre de situations (comme quand vous leur demandez de passer à
table, d’aller faire leurs devoirs, d’arrêter de jouer à la DS ou à la
playstation), si vous imposez votre autorité à tout prix, si vous criez,
menacez etc., vous ne les aidez pas à gérer leurs émotions et à
réfléchir à une solution « rationnelle » en plein cœur de la frustration
dans laquelle ils sont noyés. Ainsi, une des premières règles
est de garder votre calme pour aider votre enfant à gérer son incapacité
à réguler ses émotions dans la frustration !

Par
ailleurs, n’oublions pas non plus, le rôle du langage dans la
régulation émotionnelle. Nommer une émotion, permet de la « cadrer ». Et
généralement, chez votre enfant, c’est là aussi que le bas blesse. Pour
mieux comprendre ce que vit votre enfant, essayez de vous imaginer aux
prises avec des émotions et des sensations liées à la frustration comme
la tension intérieure, l’agitation, l’envie d’exploser etc. avec
l’incapacité de communiquer ce que vous ressentez. Dans ces
circonstances, il y aurait de grandes chances que vous « l’exprimiez »
par un « fiche-moi la paix », un « je ne t’ai jamais aimé », un « je te
déteste » ou encore un « tais-toi » etc. Or, si le mot « frustré » ne
fait pas partie de votre vocabulaire (donc ipso facto vous ne pourrez
pas l’identifier), il y a de grandes chances que votre comportement vous
fasse passer pour quelqu’un que vous n’êtes pas : un voyou, un
dangereux, un agressif, etc., ce qui vous frustrera encore plus.
Ainsi, pour aider votre enfant, il est important de lui apprendre
(souvent avec l’aide d’un psychologue) à articuler ses besoins et ses
frustrations par le langage et ainsi par cette voie, accéder à la
résolution des problèmes.


Tome 3 : Les « crises », un problème d’ordre émotionnel… Oui
c’est très dur d’être parent, d’autant plus dans le monde d’aujourd’hui
où il faut concilier le travail, les enfants, le couple, la vie
sociale….Vous êtes souvent fatigué, à bout de souffle et vous n’attendez
qu’une chose : rentrer chez vous pour vous détendre et passer de bons
moments avec vos enfants. Quand les choses se passent bien, vous arrivez
à peine à joindre les 2 bouts…Que serait-ce quand votre enfant est
irritable, inconsolable faisant crise sur crise suite à des contraintes
inévitables de la vie de tous les jours ?
Généralement,
en tant que parent, vous reproduisez des modèles éducatifs que vous
connaissez et qui fonctionnent très bien avec vos autres enfants.
Pourquoi ça ne marche donc pas avec celui-là ? Pour cela, il est
impératif de bannir des phrases comme « je suis une mauvaise mère »,
« en tant que père, je n’arrive plus à imposer ma loi », « cet enfant
est incroyablement manipulateur », « qu’est-ce qu’il va devenir dans 15
ans, dans ce monde si peu tolérant » etc. ?
Ces
phrases ne sont absolument pas utiles, voire elles titillement des
sentiments d’injustice, d’impuissance, piquant au vif votre
culpabilité ; ce qui ne fait qu’aggraver la situation, obstruant une
gestion efficace de la crise.
Je
sais qu’il est très dur de garder son calme face à un enfant qui
explose, on réagit toujours plus facilement face à un enfant qui
pleure ! C’est certes dur…mais des solutions existent !!
Les
très jeunes enfants ont des pensées en noir et blanc (comme par
exemple, mes amis sont bons ou mauvais ; tu es mon ami et si ce n’est
pas le cas, tu es mon ennemi) généralement inflexibles qui leur
permettent d’appréhender le monde. Avec l’âge, ils apprennent à nuancer
le monde ; ils apprennent que les règles comprennent des exceptions et
qu’il existe différentes façons d’interpréter les choses. Quand la
pensée nuancée ne se fait pas en temps et en heure chez les enfants, ce
sont des penseurs dichotomiques (tout ou rien/noir ou blanc),
inflexibles, très peu tolérants à l’incertitude qui se trouvent coincés
dans un monde de nuances, mouvant, offrant des changements perpétuels
et faisant ainsi sans cesse appel à notre flexibilité.
Ce
sont évidemment des explications et non des justifications importantes à
connaître pour mieux aider votre enfant à gérer ses difficultés.
Pour
cela, il est primordial d’adopter un autre style de gestion de crise,
en repérant dans un premier temps les déclencheurs de la « tempête ».
Dans quel intérêt ?
En repérant
donc les déclencheurs de crises de votre enfant (comme par exemple
typiquement : se réveiller, aller à l’école, les repas, aller se
coucher, faire les devoirs, les interactions avec la fratrie,
l’hypersensorialité, l’hyperstimulation, la fatigue, l’ennui, être
taquiné, embêté, avoir chaud, faim etc.), cela vous permet de vous
préparer à la situation. Or, selon la sagesse populaire, « un homme
averti en vaut deux ».
Repérez pour
ne pas être pris de cours ! Repérez pour ne pas paniquer ! Car dans ces
deux situations, vous devenez vous-même inflexible et vos réactions sont
beaucoup plus pressées et émotionnelles que réfléchies et efficaces.


Vous
êtes peut-être en train de vous dire que vos enfants tirent des
bénéfices de leurs crises : ça leur apporte généralement de l’attention
et ça vous pousse à finalement « céder ». Vous avez probablement raison.
Cependant, ils ne font pas exprès d’exploser dans l’objectif de vous
manipuler ! Ils « piquent une crise » parce qu’ils ne savent pas faire
autrement et ils en tirent des bénéfices, d’où l’importance de
l’apprentissage de la régulation émotionnelle et de la gestion de la
frustration. Pour terminer cette troisième partie, ci-dessous quelques
conseils :


  • -Il est important de réaliser que l’attention apportée par les crises est très négative ; favoriser donc l’attention positive
  • -Privilégier la clarté des consignes au détriment de leur quantité
  • -Récompenser les accomplissements de l’enfant
  • -L’intérêt
    de la punition est habituellement l’apprentissage d’un comportement,
    quand elle ne répond pas à cet objectif, elle n’a plus aucun intérêt




Tome 4 : Les « crises », un problème d’ordre émotionnel…
Passons maintenant à la technique de la résolution des crises (TRC)
Mais
avant, effectuons un petit rappel : il est très difficile de changer
les modes de fonctionnement des uns et des autres ! Une des règles pour y
aboutir, est d’avoir « à l’usure » les difficultés. Comment ? A travers
un mot d’ordre : LA REPETITION. La clef de la réussite serait ainsi
l’entraînement.
Après avoir
répertorié toutes les situations qui frustrent votre enfant (Plan A), il
est temps de passer au crible le plan B, que je vous recommande
d’utiliser quand la réponse de votre enfant ne coïncide pas avec vos
attentes.
Plusieurs techniques ou
voies de résolution de problèmes font généralement partie de notre
cerveau ou de notre formidable « boîte à outils » :
Voie 1 intitulée « J’impose mon autorité »
Vous
demandez à votre enfant d’aller se coucher et il refuse. Si vous
preniez cette voie, votre réponse serait : « Tu n’as pas le choix »,
« il faut que tu le fasses », « ce n’est pas négociable », « je
t’ordonne de le faire de suite, sinon tu seras privé de télé durant une
semaine» etc.
Vous avez raison, ce
sont des réponses anodines de la part des parents que vous êtes !
Généralement, les enfants se trouvent obligés de les faire. Mais ce
n’est pas le cas du vôtre qui, face à ce type d’injonctions, ne peut
adapter sa réponse comportementale et émotionnelle. Pour cela, vous
assistez inéluctablement à ce moment, à une « explosion ».
La
voie 1 est ainsi une voie inefficace chez les enfants bpj, aboutissant
inexorablement à une « crise ». Elle ne permet à l’enfant ni
l’apprentissage de la gestion de la frustration ni l’assouplissement de
son inflexibilité.


Voie 2 intitulée « Je cède »
Elle
consiste en l’abandon de votre attente. Reprenons l’exemple des
devoirs, explicité dans la voie 1. Vous demandez à votre enfant d’aller
se coucher et il refuse. La voie 2 serait de lui dire : « ok ».
Les
parents cèdent généralement pour éviter une crise et/ou parce qu’ils
sont très fatigués au moment où ils formulent leur demande.
Cependant,
cette voie peut être intéressante lorsque votre enfant est dans un état
d’instabilité ou d’excitation importante. Dans ce cas-là, il vaut mieux
attendre que le calme soit revenu pour adopter un autre type
d’attitude.
Réduire son attente
représenterait le cas échéant une voie intermédiaire dans certaines
situations très chargées émotionnellement. Cependant, il est important
de noter que ce mode de réponse de votre part doit rester conjoncturel :
soit vous avez exigé de votre enfant des choses irréalistes, soit il
est dans un état émotionnel très critique. Il est primordial d’utiliser
cette voie par choix, proactivement et non parce que vous avez abdiqué
votre rôle parental.


Voie 3 intitulée « Voie de la raison »
Elle
consiste en une collaboration avec l’enfant dans l’objectif d’aboutir à
des réponses mutuellement satisfaisantes (aux problèmes qui le mettent
dans un état de crise). Or qui dit collaboration, dit discussion et
travail commun orientés dans un même but. Certains pourraient penser
qu’ils y perdraient leur autorité parentale. Il n’en est rien !!!
L’autorité est destinée à poser à l’enfant des limites protectrices pour
son évolution. Apprendre à son enfant à gérer ses émotions est
fondateur dans son futur développement et son adaptation utlérieure au
monde.
Par cette voie, vous
« serez la raison/le cerveau de la réflexion » de votre enfant qui est
incapable de raisonner dans ces situations émotionnelles si débordantes.
Vous allez servir de guide, d’éclaireur dans le chemin si sombre pour
lui, de la frustration, en attendant qu’il puisse le faire lui-même.
Si
nous reprenons l’exemple vu précédemment en prenant la « voie de la
raison », il ne s’agirait pas d’attendre le moment de se mettre au lit
pour discuter s’il faut y aller ou pas, mais d’en parler en amont.
Pour cela, 3 étapes (que je développerai dans les parties qui vont suivre) sont nécessaires :

  1. Etre empathique
  2. Identifier le problème
  3. Elaborer une solution
Voilà
en quoi consiste notre plan B, qui fait suite à notre plan A
(identifier toutes les situations sources de frustration). Il est
certain que l’on ne peut pas prévoir et gérer toutes les crises, mais si
on pouvait le faire pour une majorité, c’est déjà ça de gagné,
notamment au niveau de la sérénité au sein de la famille.


Tome 5 : Le plan B ou le plan proactif, plus en détails…
Un petit rappel des chapitres précédents : utiliser ce plan idéalement, avant que
votre enfant ne fasse une crise pour l’aider à résoudre des problèmes
qui reviennent souvent sur le tapis, sachant que vous aurez identifié en
amont les déclencheurs de ses explosions. Repérer et résoudre avant que ça n’explose. C’est ça, la proactivité !
Une
des bases de ce plan est de s’appuyer sur des techniques de
communication élaborée, ce qui signifierait ipso facto, bannir la
réactivité au profit de la proactivité.
Au
niveau de la communication, la clef de voûte serait l’empathie. Non, on
ne perd pas son autorité par ce biais-là mais au contraire, vous serez,
pleinement dans votre rôle de parent !
L’empathie :
est une technique très puissante dans la relation avec l’autre. C’est
se mettre dans « les chaussures de votre enfant », à sa place, pour
mieux le comprendre.
C’est
« l’accusé réception » de l’émotion de votre enfant. Ce qui signifie en
d’autres termes, « je prends en compte ce que tu ressens », « tes
émotions sont importantes et je le vois bien ».
Ça valorise votre enfant ressent, ce qui peut ainsi permettre à la situation de se désamorcer.


Quelques formules typiques de l’empathie :
-Je comprends
-J’imagine /je n’imagine pas
-J’entends
-Je sais que
- Ça doit être très dur pour toi
-J’ai conscience que…Etc.Une autre forme d’empathie est la nomination de
ce que votre enfant ressent. C’est la mise en exergue de son émotion.
Nommer « cadre » ce qu’il ressent et ce qu’il n’arrive pas à exprimer
par le verbal et ainsi « délimite » l’émotion. Votre enfant se sentira
écouté et son émotion sera reconnue :
Ex :
-Tu dois te sentir tellement mal pour réagir ainsi
-J’essaie
d’imaginer la souffrance qui peut te mettre dans un état pareil mais
peut-être que je ne me rends pas compte à quel point c’est douloureux
pour toi

-Ça doit être très dur de ne pas pouvoir exprimer ce que tu ressens etc.


Un
autre type de déclinaison de l’empathie serait de privilégier l’émotion
que vous ressentez dans les situations difficiles pour votre enfant et
par le fait même, difficile pour vous, à travers l’emploi du « Je », au détriment du « tu » accusateur :
Au-lieu de « tu m’énerves » : je suis très énervé (e)
Au-lieu de « tu es insupportable » : je n’ai plus d’énergie, je suis très fatigué (e)
Attention, l’accusation n’est pas que dans le pronom « tu » : « Je ne te
supporte pas » est aussi une accusation ! Pourquoi ne supportez-vous
pas ? Parce que vous êtes fatigué, par ce que ces situations sont très
éprouvantes etc. ;
Remplacer donc
l’accusation par « je suis très fatiguée ; je sais que tu souffres
beaucoup mais souvent, ce n’est pas facile pour moi non plus »
Pour
résumer, quand il s’agit de nommer votre émotion, vous dîtes « je » ;
par contre, quand il s’agit de celle de votre enfant, vous employez le
« tu ».



Une troisième déclinaison de l’empathie serait la paraphrase : répéter en écho ce que votre enfant vient de dire, ce qui lui permet généralement d’en dire davantage :
Prenons quelques exemples :
Enfant : « J’en ai marre de prendre ce médicament »
Parent : « Tu en as marre de prendre ce médicament »


Enfant : « Je déteste l’école »
Parent : « Tu détestes l’école » etc.


Après
l’exposition de ces différentes façons qui donnent toute l’importance
(qu’il se doit) aux émotions, il est primordial de vous souvenir que ce
n’est que par le biais de répétition et ainsi de l’entraînement que
s’acquiert ce type d’apprentissage. Certes, ce n’est pas facile, mais
c’est faisable, sachant que sur dans une hiérarchie de difficultés, les
crises l’emportent à l’unanimité



Tome 6 : Le plan B ou le plan proactif, plus en détails (suite)…
La phase 1
de ce plan (présentée dans le chapitre 5) est donc l’empathie. Elle
permet aux différents protagonistes de rester calme ou néanmoins de ne
pas mettre de l’huile sur le feu ; ce qui permet de garder, en utilisant
l’émotionnel, son cerveau rationnel en activité. Ainsi émerge la
conversation face à la frustration.
Dans un deuxième temps, vous pourrez rajouter des phrases comme « Qu’est-ce qui passe ? ».
Reprenons les exemples du chapitre 5, pour illustrer nos propos :
Enfant : « Je ne veux plus prendre mon médicament » (Voilà la solution que votre enfant a trouvé à un problème qu’il rencontre)
Parent (début d’empathie): « Tu ne veux plus prendre ton médicament, qu’est-ce qui se passe ? » (Vous avez besoin de cette information pour identifier le problème)
Enfant : « Je déteste cette poudre qui me dessèche la bouche » (Voilà donc la raison qui sous-tend à ce refus)
Parent : « Ça te dessèche la bouche, j’imagine que ça doit être très désagréable » (Empathie)


Enfant : « Je déteste l’école »
Parent : « Tu détestes l’école, qu’est-ce qui se passe ? »
Enfant :
« La maîtresse ne me permet pas d’aller aux toilettes au moment où j’ai
besoin de faire pipi ; la dernière fois, j’ai eu du mal à me retenir »
Parent :
« Si la maîtresse ne te permet pas d’aller aux toilettes, quand tu
ressens le besoin de le faire et que te retenir semble dur, tu dois être
très inquiet la prochaine fois où ça se reproduira »
Ce
type de réponses fait généralement partie des plans d’urgence. Mais
souvent, comme ces situations sont récurrentes et que vous avez
identifié les difficultés de votre enfant (Je vous rappelle que les
crises portent, dans leur majorité sur les mêmes situations), vous
pourriez anticiper comme le montre l’exemple ci-dessous :


Ex du refus du médicament :
Au
moment de prendre le médicament, vous pourriez dire : « Je sais que le
médicament te dessèche la bouche et que c’est très désagréable pour
toi »
Ou d’une manière plus élaborée, bien en amont :
Parent :
« Je remarque depuis un certain temps que la prise du médicament est un
moment difficile pour toi. Mais je ne suis pas sur (e) de bien
comprendre pourquoi. Qu’est-ce qui passe ? »
Enfant : « Il me dessèche la bouche »
Parent :
« Je ne le savais pas ! Ca doit être très désagréable pour toi. Pour
cela, je vais en parler au médecin pour voir s’il ne peut pas nous aider
à résoudre ce désagrément ».

Ex de l’école :
« Je
sais que tu es inquiet d’aller à l’école vu que la maîtresse la
dernière fois ne t’a pas autorisé à aller aux toilettes au moment où tu
en avais le plus besoin »
Ou d’une manière plus élaborée, bien en amont :
Parent :
« J’ai noté que depuis un certain, tu n’avais pas très envie d’aller à
l’école ». Je ne comprends pas très bien pourquoi. Qu’est-ce qui se
passe mon chéri ? »
Enfant : « La maîtresse ne m’a pas laissé aller aux toilettes pour faire pipi, alors que je n’en pouvais plus ».
Parent :
« Comme la maîtresse ne t’a pas autorisé à aller aux toilettes alors
que tu étais pressé, ça a du être très dur pour toi. Mais dis-moi, tu
me sembles inquiet. Qu’est-ce qui t’inquiète?».
Enfant : « J’ai peur de ne pas pouvoir me retenir ».
Parent :
« Ca doit être vraiment très difficile pour toi. Tu fais bien de me
le dire, je vais en parler à la maîtresse pour voir avec elle, si on
peut faire quelque chose pour t’aider »
En
outre, Attention à ne pas sauter aux conclusions rapidement comme par
exemple, face à un « je ne veux pas aller à l’école », répondre « je te
comprends, moi non plus je n’aimais pas l’école à ton âge, tu t’y feras
avec le temps. L’empathie y est certes, mais vous n’aurez pas identifié
les raisons qui sous-tendent au problème de l’école de votre enfant.
Par
ailleurs, si à force de répéter les « syntaxes de l’empathie », vos
enfants vous reprochent de répéter ce qu’ils disent ou de parler comme
un psy, contentez-vous à l’avenir d’un simple « j’entends ce que tu me
dis ».


La 3ème étape, en détails, du Plan B : l’élaboration de solutions
Elle
invite l’enfant à élaborer une solution en collaboration avec l’adulte,
une solution qui tient compte de leurs inquiétudes ou de leurs
préoccupations respectives.


Tome 7 : Le plan B, plus en détails (suite bis)…
Il est temps maintenant de passer à la deuxième étape de notre plan. Après l’empathie, nous allons nous occuper d’identifier le problème plus explicitement (commencé dans les chapitres précédents).
Pour cela, il est nécessaire, en quelques sortes, d’identifier les 2 « préoccupations » : celle de votre enfant et la vôtre.
Généralement,
les adultes que nous sommes avons tendance à mettre sur le tapis les
solutions à nos préoccupations sans tenir compte de celles de l’autre.
D’où l’importance du plan B.


Reprenons les exemples des chapitres 5 et 6, pour illustrer la résolution efficace des problèmes:
Enfant : « Je ne veux plus prendre mon médicament » (Voilà la solution que votre enfant a trouvé à sa préoccupation)
Parent (début d’empathie): « Tu ne veux plus prendre ton médicament, qu’est-ce qui se passe ? » (Information importante pour identifier le problème)
Enfant : « Je déteste cette poudre qui me dessèche la bouche » (Préoccupation qui engendre le refus)
Parent : « Ça te dessèche la bouche, j’imagine que ça doit être très désagréable » (Empathie)
Enfant : « Oui »
Parent : « Ca me gêne aussi que ce soit désagréable pour toi Ou Je
n’ai pas du tout envie que ça soit désagréable pour toi. Mais je serai
inquiète, si tu ne prends pas le médicament, sans que je demande l’avis
du médecin, sachant qu’il semble te faire du bien. Il t’aide à te
contrôler. Souviens-toi, c’est toi qui me l’a dit la dernière fois » (résolution de problème qui tient compte autant de vos préoccupations que de celles de votre enfant)


Enfant : « Je déteste l’école »
Parent : « Tu détestes l’école, qu’est-ce qui se passe ? »
Enfant :
« La maîtresse ne me permet pas d’aller aux toilettes au moment où j’ai
besoin de faire pipi ; la dernière fois, j’ai eu du mal à me retenir »
Parent :
« Si la maîtresse ne te permet pas d’aller aux toilettes, quand tu
ressens le besoin de le faire et que te retenir semble dur, tu dois être
très inquiet la prochaine fois où ça se reproduira »
Enfant : Oui j’ai très peur de faire pipi dans ma culotte devant tout le monde.
Parent : Je comprends bien mon chéri, moi non plus, je ne veux pas que ça t’arrive. Je vais en parler à ta maîtresse.
Enfant : Je ne veux pas y aller !
Parent :
Ca doit être très dur d’aller à l’école avec cette peur dans le ventre.
Moi non, plus je ne veux pas que ça dure. Je vais contacter ta
maîtresse rapidement et lui faire part de l’urgence de la situation.
Mais en attendant mon cœur, si tu ne vas pas à l’école, ça va être plus
difficile pour toi de suivre les cours. Tu vas prendre du retard, et je
sais que tu n’aimes pas ça. De plus, tu ne pourras pas voir tes amis que
tu aimes bien retrouver.


N’hésitez
pas, quelque soit la situation dans laquelle vous vous retrouvez, à
faire en sorte à travers l’empathie et parfois la reformulation, de
faire clarifier la préoccupation de votre enfant. Dans ses refus, il
formule généralement des solutions, les seules qu’il a trouvées, à son
problème du moment. Un « je ne veux pas faire mes devoirs » de la part
d’un enfant peut être l’équivalent dans un monde idéal de : « J’éprouve
de grandes difficultés à me concentrer en classe, et comme je ne
comprends rien, la seule solution que j’ai trouvé pour liquider ma
frustration est de ne pas faire mes devoirs du tout. Je sais que ce
n’est pas terrible mais je ne sais pas faire autrement ». Mais comme le
monde idéal n’existe pas, il vous reste à vous entraîner à ses habiletés
de communications qui pourront vous servir dans beaucoup de situations
qui vous semblent pour le moment ingérables.



Tome 8 : La 3ème étape détaillée du Plan B : l’élaboration de solutions
Elle
invite l’enfant à élaborer une solution en collaboration avec l’adulte,
une solution qui tient compte de ses inquiétudes ou de leurs
préoccupations respectives.


Des
phrases comme « réfléchissons ensemble à une solution, imaginons
comment on peut résoudre ce problème » sont préconisées. Je mets
l’accent sur « l’équipe » que vous constituez avec l’enfant : ce sont
donc des résolutions de problème que vous établissez avec lui et non à
sa place ! Cela permet, non pas comme le croient certains parents, de
laisser la décision à l’enfant (et je vous entends rétorquer : « c’est
un enfant et il ne se rend pas compte de ce qui est bien ou mauvais pour
lui !»). En effet ! Cependant, si vous imposez votre point de vue, il
s’y opposera ou il enchaînera les crises…Ce qui ne résout pas votre
problème pour autant. Cela évidemment prend plus de temps, mais ce temps
est constructif contrairement au temps passé « aux crises ».


Revenons
donc à l’exemple des médicaments développés dans les posts précédents,
en utilisant notre fameux plan B, qui est souvent utilisé dans
l’anticipation (privilégiant ainsi la proactivité)


Parent :
« Je sais que ton médicament te dessèche la bouche et que c’est très
désagréable pour toi » (déjà identifié comme raison évoquée par l’enfant
sous-jacente au refus de prendre son médicament)
Enfant : « Ouais »
Parent :
(empathie, redéfinir le problème puis inviter l’enfant à trouver une
solution) « Moi aussi, je suis gênée pour toi. Le truc est que, je serai
très inquiète si tu arrêtais de le prendre, sans qu’on en parle au Dr
Cool. Je ne sais pas ce qui peut se passer, vu que je ne suis pas
médecin, surtout qu’il me semblait qu’il te faisait du bien : il t’aide à
mieux te contrôler ; souviens-toi, c’est toi qui me l’a dit la dernière
fois. Alors, réfléchissons à ce que l’on peut faire…As-tu une idée ? »
Enfant : « Je ne veux pas prendre mon médicament »
Parent :
« Je le sais. Je suis vraiment désolée que ça te dessèche la bouche. Je
ne veux juste pas que ton état empire si tu arrêtes le médicament sans
l’avis du Dr Cool »
Enfant : « Peux-tu l’appeler ? »
Parent :
«Je l’ai déjà fait, mais je n’ai pas réussi à le joindre et la
secrétaire ne m’a pas encore appelée. Je vais peut-être lui envoyer un
mail ? »
Enfant : « OUI, envoie-lui un mail »
Parent :
« Je pense que c’est la meilleure idée !De toutes façons, on a rdv avec
lui la semaine prochaine ; on pourra ainsi voir avec lui tous les
détails qui te gênent et il pourra nous aider à les résoudre. En
attendant sa réponse, est-ce que tu penses que tu peux continuer à
prendre ton medoc ?
Enfant : « Ca me dessèche la bouche !!! »
Parent :
«Je sais mon cœur et je suis vraiment désolée. Je vais envoyer le mail
tout de suite, comme ça, il pourra peut-être nous répondre rapidement.
Il va sûrement avoir une solution à nous proposer » .



SITE TRES COMPLET QUE JE VOUS CONSEIL DE VISITER :
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chriss
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MessageSujet: Re: GUIDE POUR LES PARENTS DÉPASSÉS PAR LES CRISES DE LEURS ENFANTS BI-POLAIRE    Lun 25 Juin - 8:20

Merci Gigi

Ah les enfants ils sont tous différents

L'empathie je connais bien ça
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GUIDE POUR LES PARENTS DÉPASSÉS PAR LES CRISES DE LEURS ENFANTS BI-POLAIRE
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