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 Avoir moins peur de la mort

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gigicats
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Date d'inscription : 26/05/2012
Age : 40
Localisation : Devant un LG

MessageSujet: Avoir moins peur de la mort   Sam 23 Juin - 16:42


Avoir moins peur de la mort










« Même pas peur ! » Dans les cours d’école, la formule marche encore.
Mais, adulte, on a du mal à croire ceux qui font mine de ne rien
craindre, car on a appris que s’engager dans la vie, construire, ne sont
pas des chemins semés de roses. Sur notre route se présentent des
petites peurs irrationnelles et gênantes : les insectes, le noir
Puis d’inévitables "dragons" : les changements imprévus, la maladie et,
pour couronner le tout, celui devant lequel tous les autres
s’inclinent, la mort. Bien sûr, on peut chercher à fuir nos peurs. Mais,
généralement, celles-ci courent plus vite que nous et nous rattrapent.
Qu’en faire, alors ? Certains optent pour une réponse spirituelle,
d’autres, au contraire, aiment ressentir tant d’émotions. D’autres
encore, prenant le risque de plonger dans leurs terreurs, s’en libèrent.
Quelle sera votre stratégie pour ne plus avoir peur ?


Trois ans pour vaincre ma phobie de la mort






Annie Gruyer, 31 ans, a souffert pendant des années d’une peur panique
de la mort. Grâce à une thérapie comportementale, elle a apprivoisé son
angoisse. Elle nous raconte son long parcours.






Violaine
Gelly





Annie Gruyer est présidente de Médiagora
Paris, une association qui aide ceux qui souffrent de phobies et
d’anxiété (groupes de parole, écoute téléphonique, conseils…).




« Longtemps, j’ai refusé l’idée de la mort. D’où venait mon angoisse ?
Je ne sais pas. Mais, dès l’âge de 7-8 ans, je me souviens que j’allais,
tôt le matin, dans la chambre de mes parents pour vérifier qu’ils
vivaient toujours.


Pendant des années, cette peur de la mort est restée gérable. Elle se
focalisait, par exemple, sur tout ce qui était noir : les vêtements, les
images, l’encre des journaux. Toucher du noir, c’était toucher la mort.
Je refusais également d’entendre les mots liés à la mort comme
cercueil, cimetière. Que quelqu’un me dise : “Tu as une tête
d’enterrement ce matin”, provoquait une montée d’angoisse. Tout ce qui,
de près ou de loin, concernait la mort, engendrait la mort. Alors je me
débrouillais pour éviter les confrontations directes avec ce qui se
rapprochait de ma phobie. Jusqu’au décès de lady Di, en août 1997. La
tragique et brutale disparition de cette femme jeune et comblée m’a
traumatisée. Le barrage que j’avais fragilement construit pour faire
face à ma peur a brutalement cédé.


Changer de trottoir pour éviter des pompes funèbres, d’accord. Mais ne
pas pouvoir descendre aux stations de métro Père-Lachaise ou
Denfert-Rochereau à cause de la proximité de leur cimetière ou refuser
de traverser une rue où je voyais une Mercedes noire comme celle de
Diana, c’était accepter que ma vie devienne une peau de chagrin et que
ma peur de la mort finisse par m’empêcher de vivre. Comme un cancer de
l’esprit qui tissait de solides ramifications, l’angoisse étendait sa
toile pour m’empêcher de vivre. J’ai alors décidé de commencer une
thérapie comportementale et cognitive. Mon objectif étant simplement de
faire en sorte que je puisse vivre avec ma peur.


Première bonne nouvelle : le thérapeute m’apprend que je ne suis pas un
cas unique et que d’autres personnes souffrent de la même phobie que
moi. Autre bonne nouvelle : cela se traite ! Me voilà donc mise en
confiance pour commencer par des séances de relaxation qui me permettent
de me recentrer et d’apprendre à gérer, dans l’urgence, mes attaques de
panique. Dans un second temps, mon thérapeute me demande de lister
toutes les situations qui m’angoissent pour que, à mon rythme, je puisse
m’y confronter avec son aide. Je fais donc une liste qui va de “Boire
une bière du nom de Mort subite” à “Entrer dans un cimetière”.


Mon premier exercice difficile, qui a nécessité cinq mois de séances, a
consisté à lire, sereinement, les pages nécrologiques des journaux. Ce
fut une suite d’étapes : le thérapeute a commencé par les lire à voix
haute ; puis j’ai osé ouvrir le journal à la bonne page ; puis lire les
annonces ; puis les lire à voix haute ; puis écrire mon nom sur la page ;
puis jeter le journal… A chaque étape franchie, je réalisais, dans les
jours qui suivaient, que rien de grave ne se passait. Que parler de la
mort ne la faisait pas arriver. Que je pouvais écrire : “Je vais
mourir”, sans mourir. Ensuite, sur l’échelle des expériences fortes, il y
a eu la visite au cimetière, avec mon thérapeute. Je me revois à la
grille du cimetière Montparnasse, un jour d’hiver parisien. Je ne
regarde rien, pas une tombe, pas un nom, je refuse de quitter les
grandes allées. La deuxième fois, j’ai pu m’arrêter devant les caveaux
et déchiffrer, à haute voix, les noms et les dates. Lorsque mon
thérapeute m’a demandé d’enlever les feuilles mortes sur une tombe, mon
premier mouvement a été de refuser. Bien sûr, j’ai fini par le faire.
D’abord en prenant les feuilles une par une sans toucher la pierre. Puis
à pleines mains.


Mais le vrai déclic est, sans doute, venu des gens que j’ai observés
dans le cimetière : ceux qui le traversaient pour aller travailler, ceux
qui apportaient des fleurs sur une tombe, les mamans qui promenaient
leur enfant en poussette, deux adolescents en train de manger un
sandwich sur un banc… La vie et la mort entremêlées. J’ai découvert, en
osant en discuter avec mes amis, que, pour beaucoup, les cimetières
étaient des endroits apaisants, où l’on peut se ressourcer.


Aujourd’hui, après trois ans de thérapie, je peux dire que j’ai vaincu
ma peur. Apprivoiser la mort m’a aidé à mieux profiter de la vie. Avant,
je ruminais le passé et je m’angoissais pour l’avenir : cela ne me
laissait aucune place pour le présent. Aujourd’hui, j’ai compris qu’il
fallait lâcher prise pour accepter l’inacceptable : je suis venue au
monde pour le quitter un jour. »


Trois étapes



La thérapie d’Annie s’est déroulée en plusieurs étapes.


1) Parvenir à lire, sereinement, les pages nécrologiques des journaux.


2) Réussir à écrire : “Je vais mourir.” Et se rendre compte qu’elle n’en meurt pas.


3) Visiter un cimetière, s’arrêter devant les tombes, “apprivoiser” le lieu peu à peu et, par là même, sa terreur.



A lire




Il n’y a ni mort ni peur, de Thich Nhat Hanh
S’efforcer à
avoir une autre compréhension de la mort : c’est l’exercice auquel le
moine vietnamien Thich Nhat Hanh nous invite, dans son dernier essai (La
Table Ronde, 2003). Pour cela, il nous faut développer notre "regard
profond", celui qui nous permet de percevoir au-delà des notions "d’être
ou non-être", "d’existant ou non-existant".


Ainsi, les êtres chers que nous pensons avoir définitivement perdus se
manifestent sous une autre forme, car la mort est transformation.
Pensons aux arbres : lorsqu’ils sont dénudés, à l’automne, nous savons
qu’ils refleuriront. Leurs fleurs, leurs feuilles sont déjà là, mais les
conditions pour qu’elles se manifestent ne sont pas réunies. Et s’il en
était ainsi de tous les phénomènes ?



Raconte-moi la mort de Claire d’Hennezel.
Saint Augustin,
Bernard Werber, Françoise Dolto, Christian Bobin, Mozart et bien
d’autres… Rassemblés par la psychothérapeute Claire d’Hennezel, plus de
quarante textes racontent la mort de manière intimiste et poétique dans
cet ouvrage magnifiquement illustré, à découvrir en famille (Recueil
d’ici et d’ailleurs, 2003).




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MessageSujet: Re: Avoir moins peur de la mort   Sam 23 Juin - 18:03

Merci pour se post Gigi :)
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