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 Apprendre la joie de vivre à nos enfants

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gigicats
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Date d'inscription : 26/05/2012
Age : 41
Localisation : Devant un LG

MessageSujet: Apprendre la joie de vivre à nos enfants   Sam 23 Juin - 16:36


Apprendre la joie de vivre à nos enfants






Pouvons-nous apprendre à nos enfants à faire germer en eux la joie de
vivre et à la cultiver ? Partie à la rencontre de spécialistes, psys ou
philosophes, notre journaliste a récolté des éclaircissements, et
quelques avertissements…






Anne-Laure
Gannac





À quoi aspirez-vous pour vos enfants ? La santé ? Aucun voeu ne peut la
garantir. La réussite ? Pas plus éternelle. L’argent ? N’en parlons pas.
L’amour ? Idem. Le bonheur ? Oui, bien sûr ! C’est le genre de réponses
données majoritairement dans les sondages. Car pourquoi vouloir
l’argent, la réussite, la santé ou l’amour ? Pour être heureux. Mais si
je pose le problème dans l’autre sens et me demande : « Qu’est-ce qui
facilite l’accès au bonheur ? », une réponse s’impose : la capacité à
s’émerveiller et à s’amuser de l’existence, quoi qu’il arrive. Bref, la
joie de vivre.


Voilà donc ce qu’il y aurait de plus utile à enseigner à ses enfants :
l’amour inconditionnel de la vie. Le projet est ambitieux. J’assume. Et
me lance donc, en quête de conseils pour l’éducation à la joie de mon
fils de 8 mois et de ma fille de 4 ans. « Vous pouvez mettre un nez
rouge et les pieds en l’air : si vous n’avez pas en vous cet amour de la
vie, cela ne servira à rien, me lance immédiatement la psychanalyste
Catherine Vanier. Les enfants sentent ce que nous ressentons, au-delà de
nos efforts pour le masquer. » Comme tous les autres psys ou
philosophes : « On ne transmet vraiment que ce que l’on vit ; vous aurez
beau répéter à vos enfants que “dans la vie, il faut y croire”, qu’“il
faut apprécier chaque seconde”, si votre façon d’être n’est pas conforme
à ces préceptes, peut-être les appliqueront-ils dans un premier temps,
mais ce sera sans y croire, uniquement pour vous faire plaisir »,
m’assure Paul Clavier, professeur de philosophie. Un de ses confrères,
André Comte-Sponville, pousse la démonstration jusqu’à me confier que
son père répétait régulièrement que l’on n’est pas sur terre pour être
heureux. L’homme était dur. Ce qui n’a pas empêché – au contraire ? –
l’un de ses fils de devenir philosophe, amoureux d’Épictète et de
Montaigne, et auteur, entre autres, du Goût de vivre.


Je ne cacherai ni ma tristesse ni mon mal-être



Me voilà bien avancée. Non que mes enfants baignent dans un
environnement familial déprimant. Mon fils a le sourire presque trop
large pour rentrer dans l’écran de mon téléphone et ma fille est une
vraie blagueuse. Mais pour entretenir leur enthousiasme, j’espérais
autre chose qu’une invitation au fatalisme… Et que dire aux parents qui
traversent des périodes de déprime, voire de dépression ? Qu’à cause
d’eux, leur enfant est condamné au mal de vivre ?


« Absolument pas, rétorque Catherine Vanier. La joie de vivre est une
philosophie de vie, elle n’est pas remise en question par des moments de
déprime plus ou moins durables. Ce qui importe, c’est la parole : sans
lui donner toutes les raisons de son mal-être, savoir expliquer à son
enfant que l’on n’est pas bien en ce moment, préciser que ce n’est pas
sa faute. Et que cela arrive, parfois. Être vivant suppose de traverser
des moments gais et d’autres tristes. Aimer la vie consiste à
l’accepter. » Et, en l’occurrence, à rendre ce mal-être acceptable et
compréhensible pour ses enfants.


Première leçon, donc : ne pas s’évertuer à leur cacher sa propre
tristesse quand elle est là. Mais celle du monde ? Ce soir-là, la télé
est allumée : Damas sous la poussière et les cris, des larmes étouffées
dans des mains d’hommes à genoux, des corps au sol, du sang… Ma fille
est entre nous sur le canapé, instinctivement, je lui mets la main
devant les yeux. Son père, au contraire, pense qu’elle doit voir,
puisqu’elle est là, mais qu’il faut lui expliquer : « Un monsieur envoie
des bombes sur son peuple parce qu’il est très méchant et injuste. »
J’ajoute : « C’est très loin, ça ne peut pas arriver ici. » Mais
qu’est-ce que j’en sais ? Rien, sinon que dans mes rêves les plus fous
de mère, mes enfants ne connaîtront jamais l’horreur. Pas même en
images.


« Les mères ont ce réflexe de protection, commente la psychanalyste.
Sauf que vouloir leur épargner la vision du malheur ne les protège pas,
voire les inquiète : d’abord parce que cela parle de notre propre
inquiétude. Ensuite parce qu’un enfant qui ne sait pas ce qui se passe
et n’ose pas en parler risque de fantasmer des faits bien plus
horribles, pour lui, que la réalité. »


Je le laisserai vivre sa vie (jusqu'à un certain point...)



devine. Elle lui demande : « Que fais-tu ? » Et l’enfant de répondre : «
J’explore ! » Rire de la mère, qui le laisse à ses occupations
aventurières. « Si elle avait répondu “Ne fais pas ça !” ou “Tu n’as pas
honte ?”, c’en était fi chu de sa joie de vivre ! lance le
psychanalyste. La joie va avec la stimulation de la curiosité, avec
l’envie de découvrir la vie. » Les laisser voir, explorer, admirer ce
qu’ils veulent admirer : combien de fois, faute d’attention ou parce que
je caresse le rêve d’avoir des enfants « parfaits », je leur intime de
déguster ceci quand ils voulaient goûter cela ? Permettre à son enfant
de sentir la vie à sa façon, ne pas l’empresser d’étouff er sa colère ou
ses larmes, ou lui demander d’avancer quand il s’est arrêté devant une
vitrine colorée… Leçon numéro trois, donc : laisser ses enfants vivre
leur vie (« Tant qu’ils ne se mettent pas en danger et ne nuisent pas
aux autres », rappelle Jean-Pierre Winter). Défi de toute une vie de
mère.C’est la deuxième leçon : inutile de tenter de vendre à ma fille
l’idée d’un monde tout rose. André Comte-Sponville le confirme, en me
rappelant l’histoire de Siddharta – futur Bouddha –, dont le père
mettait tout en oeuvre pour qu’il ignore l’existence de la souffrance.
Jusqu’au jour où, s’échappant de l’enceinte du palais, le jeune prince
la découvre sous trois visages : la vieillesse, la maladie et la mort.
Or, non seulement ces découvertes ne l’ont pas désespéré, mais elles lui
ont intimé de se lancer sur le chemin de la sagesse.


« L’excès d’attention pédagogique est aussi nuisible que son absence », m’affirme Jean-Pierre Winter.
Pour preuve, le psychanalyste me raconte le cas d’une de ses patientes
qui, tandis qu’elle lui laisse prendre son bain, voit son enfant de 3
ans se mettre un doigt dans l’orifice que l’on devine. Elle lui demande :
« Que fais-tu ? » Et l’enfant de répondre : « J’explore ! » Rire de la
mère, qui le laisse à ses occupations aventurières. « Si elle avait
répondu “Ne fais pas ça !” ou “Tu n’as pas honte ?”, c’en était fichu de
sa joie de vivre ! lance le psychanalyste. La joie va avec la
stimulation de la curiosité, avec l’envie de découvrir la vie. »


Les laisser voir, explorer, admirer ce qu’ils veulent admirer : combien
de fois, faute d’attention ou parce que je caresse le rêve d’avoir des
enfants « parfaits », je leur intime de déguster ceci quand ils
voulaient goûter cela ? Permettre à son enfant de sentir la vie à sa
façon, ne pas l’empresser d’étouffer sa colère ou ses larmes, ou lui
demander d’avancer quand il s’est arrêté devant une vitrine colorée…


Leçon numéro trois, donc : laisser ses enfants vivre leur vie (« Tant
qu’ils ne se mettent pas en danger et ne nuisent pas aux autres »,
rappelle Jean-Pierre Winter). Défi de toute une vie de mère.

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MessageSujet: Re: Apprendre la joie de vivre à nos enfants   Sam 23 Juin - 17:07

Merci Gigi

J'ai l'impression que sur la fin tu as écris deux fois le même texte


Je le laisserai vivre sa vie (jusqu'à un certain point...)



devine. Elle lui demande : « Que fais-tu ? » Et l’enfant de répondre : «
J’explore ! » Rire de la mère, qui le laisse à ses occupations
aventurières. « Si elle avait répondu “Ne fais pas ça !” ou “Tu n’as pas
honte ?”, c’en était fi chu de sa joie de vivre ! lance le
psychanalyste. La joie va avec la stimulation de la curiosité, avec
l’envie de découvrir la vie. » Les laisser voir, explorer, admirer ce
qu’ils veulent admirer : combien de fois, faute d’attention ou parce que
je caresse le rêve d’avoir des enfants « parfaits », je leur intime de
déguster ceci quand ils voulaient goûter cela ? Permettre à son enfant
de sentir la vie à sa façon, ne pas l’empresser d’étouff er sa colère ou
ses larmes, ou lui demander d’avancer quand il s’est arrêté devant une
vitrine colorée… Leçon numéro trois, donc : laisser ses enfants vivre
leur vie (« Tant qu’ils ne se mettent pas en danger et ne nuisent pas
aux autres », rappelle Jean-Pierre Winter). Défi de toute une vie de
mère.C’est la deuxième leçon : inutile de tenter de vendre à ma fille
l’idée d’un monde tout rose. André Comte-Sponville le confirme, en me
rappelant l’histoire de Siddharta – futur Bouddha –, dont le père
mettait tout en oeuvre pour qu’il ignore l’existence de la souffrance.
Jusqu’au jour où, s’échappant de l’enceinte du palais, le jeune prince
la découvre sous trois visages : la vieillesse, la maladie et la mort.
Or, non seulement ces découvertes ne l’ont pas désespéré, mais elles lui
ont intimé de se lancer sur le chemin de la sagesse.


« L’excès d’attention pédagogique est aussi nuisible que son absence », m’affirme Jean-Pierre Winter.
Pour preuve, le psychanalyste me raconte le cas d’une de ses patientes
qui, tandis qu’elle lui laisse prendre son bain, voit son enfant de 3
ans se mettre un doigt dans l’orifice que l’on

devine. Elle lui demande :
« Que fais-tu ? » Et l’enfant de répondre : « J’explore ! » Rire de la
mère, qui le laisse à ses occupations aventurières. « Si elle avait
répondu “Ne fais pas ça !” ou “Tu n’as pas honte ?”, c’en était fichu de
sa joie de vivre ! lance le psychanalyste. La joie va avec la
stimulation de la curiosité, avec l’envie de découvrir la vie. »


Les laisser voir, explorer, admirer ce qu’ils veulent admirer : combien
de fois, faute d’attention ou parce que je caresse le rêve d’avoir des
enfants « parfaits », je leur intime de déguster ceci quand ils
voulaient goûter cela ? Permettre à son enfant de sentir la vie à sa
façon, ne pas l’empresser d’étouffer sa colère ou ses larmes, ou lui
demander d’avancer quand il s’est arrêté devant une vitrine colorée…


Leçon numéro trois, donc : laisser ses enfants vivre leur vie (« Tant
qu’ils ne se mettent pas en danger et ne nuisent pas aux autres »,
rappelle Jean-Pierre Winter). Défi de toute une vie de mère.

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