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 Oedipe

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Miss_Lilith
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Messages : 214
Date d'inscription : 27/05/2012
Age : 44
Localisation : Paris

MessageSujet: Oedipe   Dim 4 Nov - 7:29




Est-il plus lamentable existence que celle réservée à Oedipe depuis sa naissance jusqu'à ses derniers jours ?

Il nous faut cependant raconter sa pénible histoire, dont les péripéties ne manqueront pas d'émouvoir les âmes sensibles.

Pour être complet et précis, nous devrons remonter à l'origine des Labdacides, c'est-à-dire à Labdacus, roi de Thèbes, premier roi de la race qui lui doit son nom.

Labdacus étais fils de Polydore et petit-fils de Cadmus. Nyctis devint sa femme et la mère de Laïus, qui lui succéda sur le trône thébain.

Laïus épousa à son tour Jocaste, fille de Ménécée et soeur de Créon, tous deux faisant partie de la famille royale de Thèbes.

Ici débute la genèse des douloureux épisodes dont nous avons entrepris la pitoyable narration.



*** *** ***


Au premier jour de son union avec Jocaste, Laïus désira connaître la suite qu'il en pouvait espérer.

L'oracle lui apprend qu'ils auront un fils, mais que ce fils - étrange et troublante prédiction - mettra son père à mort et deviendra l'époux de sa mère.

De retour dans son palais, Laïus veut écarter ce lugubre présage.

Il attend la naissance de l'enfant redouté. Oedipe vient au monde. Son père le remet immédiatement entre les mains de l'officier de ses gardes avec mission de le faire mourir sur le champ.

Pour exécuter l'ordre du roi, le soldat porte l'enfant sur le mon Cythéron, qui domine la ville. Pendant le trajet, il est touché de compassion, en entendant les vagissements du pauvre petit être, et n'a pas le courage de répandre son sang. Il se contente de lui lier les pieds avec un jonc flexible et de le suspendre à un arbre de la forêt, au point culminant de la montagne.

Par une fortuite coïncidence, Phorbas, le berger de Polybe, roi de Corinthe, avait traversé l'isthme et conduit ses troupeaux paître sur les hauteurs du Cythéron. Il perçoit des cris, se dirige de ce côté, voit l'enfant, le détache, et, n'ayant aucun indice de ce qu'il peut être, le nourrit pendant quelques jours du lait de ses brebis, puis le ramène avec ses troupeaux jusqu'à Corinthe.

La reine, qui n'a pas de prospérité (n'a jamais pu avoir d'enfant), l'adopte. On ignore son nom ; elle lui en donne un, Oedipe, qui dans la langue grecque signifie : "pieds gonflés". Elle se charge de l'élever, le traite comme son propre enfant et en fait un prince accompli.

Oedipe, poussé par une curiosité semblable à celle qu'avait inspiré son vrai père, Laïus, suit son exemple et se rend au temple de l'Oracle. La Pythie, sans lui révéler le secret de sa naissance, sans lui dévoiler les auteurs de ses ours, lui déclare brutalement : "Tu seras le meurtrier de ton père, et tu épouseras ta mère !"

Il n'ose, dans ces conditions, regagner le palais de Polybe, qu'il croit son père, de peur de devenir parricide. En quittant le temple de Delphes, il porte ses pas du côté de la Béotie. Sur la route, dans un chemin creux, un étranger, un inconnu, d'un air arrogant lui enjoint de céder le passage. La fierté d'Oedipe se révolte ; il s'y refuse. L'étranger, l'inconnu menace de le frapper, mais, prévenu par la promptitude de son adversaire, n'échappe pas à u coup mortel. L'étranger, l'inconnu, c'était Laïus, c'était son père, son véritable père !






I - Le Sphinx


Oedipe reprend sa route sans se soucier de l'incident. Aux portes de Thèbes, il trouve les habitants plongés dans la stupeur et la crainte. On ne peut sortir de la ville ou y entrer sans que du Cythéron ne descende un monstre, ayant le visage et la poitrine d'une femme, les griffes d'un lion, le corps d'un chien, la queue d'un dragon, le tout surmonté d'ailes fantastiques. Cet animal arrête tout voyageur et ne lui permet de passer que s'il résout une énigme.

Le successeur de Laïus, Créon, frère de Jocaste, promettait la main de sa soeur à qui exterminerait le Sphinx (c'est le nom du monstre). Il alla même jusqu'à offrir sa couronne à qui délivrerait ses concitoyens de la menace qui les faisait trembler pour leur vie. En effet, de ceux qui s'étaient présentés aucun n'avait pu deviner, aucun n'avait reparu ; tous avaient été déchirés par les griffes du monstre, tous dévorés, et leurs ossements épars autour de la ville.

Devant ce hideux spectacle, Oedipe propose d'affronter le péril. Quelle est donc cette énigme ? Il va la connaître en se dirigeant sans crainte sur la route fatale. A peine est-il en vue que le Sphinx déploie ses larges ailes noires, pousse un cri rauque et lugubre en proférant ces mots pleins de menace :
-Arrête, et réponds-moi !
- Quelle réponse te faut-il ?
- Désigner l'animal qui, le matin, marche sur quatre pieds, sur deux à midi, et sur trois le soir ?
- Tu veux la réponse ? riposte Oedipe. Crains de l'entendre et prépare-toi à mourir. Cet animal, c'est l'homme !! Au matin de sa vie, il s'aide de ses deux pieds et de ses deux mains, au milieu de son existence, qui en est le midi, ses deux jambes lui suffisent ; quand il arrive au soir, c'est-à-dire la vieillesse, il s'aide d'un bâton, son troisième soutien. Te voilà satisfait. Et maintenant, c'est toi qui m'appartiens !!

Oedipe s'avance l'épée haute, mais déjà le Sphinx ouvre ses ailes dans toute leur ampleur, rugit, prend son élan du haut d'un rocher escarpé et va se briser le crâne au fond d'un précipice.

Ainsi fut réalisée la deuxième partie de la prédiction pythienne : Oedipe épousait sa mère !

Une fois accompli ce second crime abhorré des dieux, un fléau mystérieux s'abattit sur la contrée. Les hommes, les animaux dépérissaient ; les fruits de la terre, desséchés, ne produisaient plus rien. Ne sachant à quelle cause attribuer cette nouvelle calamité, Oedipe retourne vers l'Oracle. "La mort de Laïus n'est pas encore vengée, explique la Pythie ; le désastre ne cessera que si le meutrier est découvert et puni."

Il faut à toutes forces chercher le misérable ; le sort de Thèbes en dépend, de Thèbes, dont Oedipe est désormais le souverain et protecteur.

Le fameux devin Tirésias est convoqué. Il hésite à révéler l'affreuse vérité. Oedipe le presse, insiste, ordonne.

L'effroyable secret est enfin dévoilé. "Le meurtrier, c'est lui-même !!" Il comprend alors que la femme qu'il a près de lui, la reine, n'est autre que celle qui l'a mis au monde !

A cette terrifiante découverte, Jocaste désespérée s'étrangle avec un lacet. Oedipe, honteux de profiter encore de la lumière du jour, saisit l'agrafe de son manteau et s'arrache les yeux.







II - Antigone


Créon chasse de Thèbes le parricide comme indigne et criminel.

Partout repoussé, partout regardé avec horreur et mépris, le malheureux aveugle, sous la seule conduite de sa délicieuse fille, la douce et charitable Antigone, erre de ville en ville, arrive en Attique près de Colone et finit lamentablement sa triste vie sur le mont Cithéron, témoin des premières heures de sa naissance.
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