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 Vénus

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Miss_Lilith
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Messages : 214
Date d'inscription : 27/05/2012
Age : 44
Localisation : Paris

MessageSujet: Vénus   Mer 17 Oct - 17:09

Apercevez-vous là-bas, venant de l'horizon une ample conque marine voguant sur les flots bleus de la Méditerranée ? Le soleil en argente les contours dentelés par la vague écumante.


Mollement bercée au souffle embaumé des caresses de Zéphire, elle approche lentement du rivage de Chypre, y échoue, s'entrouvre. Une ravissante créature uniquement vêtue d'éclatante beauté surgit à vos yeux. Vous assistez à la naissance de Vénus, de Vénus Anadiomène (qui signifie sortie hors de l'eau).


De Vénus Astarté, fille de l'onde amère.







Les Heures, filles de Jupiter et de Thémis, déesse de la Justice, s'empressent à la recevoir sur la grève. Elles se partagent le plaisir et l'honneur de la faire profiter de leur savoir et de leur expérience. Elles lui enseignent la grâce et la simplicité, lui donnent l'instruction sans pédantisme, inhérente à toute bonne éducation.

Inutile de s'occuper de la parure et de la coquetterie, la nature prodigue s'y est généreusement employée. De discrètes guirlandes de feuillage suffiront pour aviver la lumineuse blancheur d'un corps immaculé ; une couronne de myrtes et de roses se posera sur la blonde chevelure, aux reflets dorés, qui encadre l'enchantement nacré de ses impeccables épaules. Elles n'eurent garde d'oublier la divine et mystérieuse ceinture qui devait rendre irrésistibles les attraits de Vénus.

Rien ne manque plus pour la présenter à la Cour céleste.

Accompagnée des Grâces, montée sur un char attelé de blanches colombes, son arrivée dans l'Olympe fit sensation. L'accueil est enthousiaste. La vérité nous oblige à reconnaître qu'une moue significative déforma légèrement les jolies lèvres des déesses. Une redoutable concurrente apparaissait à leurs jaloux regards. Mais Jupiter est charmé ; les dieux hypnotisés se disputent la faveur d'obtenir la main de l'enchanteresse.

On sait comme ils furent tous éconduits et comment la belle Vénus dut se résigner à Vulcain.

La voilà donc Reine du Feu, reine des Cyclopes. Une royauté, cela fait toujours plaisir et provoque un premier tressaillement d'orgueil et d'amour-propre. Toutefois, une royauté qui s'exerce dans l'obscurité souterraine, péniblement percée de brasiers incandescents ; une royauté, dont les sujets, à l'"oeil unique", au corps velu souillé des scories et des limailles échappées des tenailles et des fourneaux, offusquent l'odorat et la vue ; une royauté qui ne connait d'autre concert que celui des lourds marteaux frappant sur des enclumes massives; est-ce là une royauté pour la déesse frêle et délicate chargée d'en ceindre la couronne ?

En toute impartialité, la réponse affirmative est douteuse.

Quant à Vénus, ni sa personne, ni ses goûts, ni son caractère ne lui permettent de s'en accommoder.
Son instinct volage va donner lieu à de nombreuses péripéties, inhérentes à l'union contrainte et mal assortie, exigée par l'implacable volonté de l'aveugle Destin.


I. - VENUS ET MARS


Le mariage inopiné de Vénus n'avait contenté personne, et, comme bien vous pensez, les langues olympiennes s'étaient déliées, les commentaires railleurs avaient mené leur train au milieu des moqueries et des sarcasmes.

Les candidats évincés - et ils sont nombreux - supportaient malaisément leur amère déconvenue, et plusieurs n'avaient pas renoncé aux faveurs de la séduisante déesse. Deux surtout déployaient une noble ardeur à sa poursuite : Phoebus, le dieu du Jour et Mars, le dieu de la Guerre.

Ils n'ignoraient pas leur rivalité, et par une entente tacite, s'arrangeaient pour ne pas se rencontrer.

Vénus les fuyait l'un et l'autre. Aucun ne pouvait se vanter d'être l'heureux élu. Cependant, à force d'insistance, Mars obtint la promesse d'intimes causeries au crépuscule. Sachant qu'en agréable compagnie les heures s'envolent rapides, et craignant de les oublier avant le lever du soleil, il chargea son ami et confident, Alectryon, de le prévenir, dès que Phoebus ouvrirait les fameuses portes de l'Orient. Tout alla bien pendant quelques temps, mais une nuit, nuit fatale !! Le veilleur s'endormit, et les premiers feux du jour révélèrent au dieu Soleil qu'il n'était pas le préféré.

Rouge de colère, Phoebus descend chez Vulcain et le met au courant.

Le dieu du Feu remercie le dieu du Jour et médite de confondre les coupables dans la honte et le ridicule.

Mettant à profit les ressources de sa profession, Vulacin trame un filet aux mailles arachnéennes, le jette sur le couple qu'il emprisonne, et convie tous les dieux à contempler le spectacle. Les dieux, accourus avec empressement, se moquent, non des captifs, mais du geôlier.

Le divin boiteux retourne en maugréant auprès des Cyclopes.

Mars et Vénus, confus d'avoir été surpris, s'enfuient, chacun de son côté, l'un dans Thrace, son pays natal, l'autre gagne l'île de Chypre, sa retraite préférée, et presse maternellement sur son sein un gentil enfant au malin sourire, ayant de blanches ailes aux épaules, et tenant dans sa main mignonne un carquois doré garni de flèches très pointues. C'est le futur dieu des Amours, le dangereux Cupidon.



II. - VENUS ET ADONIS


Ni l'or ni la grandeur ne contenteraient le coeur de Vénus ; il était plus sensible à la jeunesse et à la beauté qu'à l'apparat de la gloire et des honneurs. Cette jeunesse et cette beauté se rencontraient difficilement dans la société olympienne, bien moins encore dans son palais de l'Etna.

Elle était vive, alerte; elle avait besoin d'air, de mouvement, d'exercice, et ne pouvait se confiner dans les entrailles de la terre, entre un mari mal façonné et ses noirs ateliers.

Après son aventure avec Mars, elle jouissait du calme et de la tranquillité, se bornant au plaisir de la chasse et de la course à travers montagnes, rochers et forêts.

A la voir errer, jambes nues et jupe courte, on l'eût prise pour Diane chasseresse, soeur d'Apollon.

Le hasard voulut que, dans les mêmes parages, un adolescent prît ses ébats à la poursuite des biches et des cerfs.

Vénus l'aperçoit et s'arrête, subitement troublée par une émotion violente. Son rêve de jeunesse et de beauté était réalisé : elle avait devant elle le séduisant Adonis, fils de Cinyre, roi de Chypre, et de Myrrha.

Grand chasseur par goût, comme elle chasseresse par occasion, le même plaisir les entraînait ; la sympathie les réunit et ils ne se quittèrent plus.

Que de joyeuses randonnées ! Que de périlleuses ascensions ! Que d'intrépides descentes ! Que de folles courses dans les plaines ! C'était plaisir de les contempler côte à côte et de percevoir sur leurs fronts radieux :



Ces deux signes jumeaux de paix et de bonheur :
Jeunesse de visage et jeunesse de coeur.

La même impression n'était pas ressentie par le dieu Mars. Cette intimité réveilla dans son âme une jalousie rétrospective. Abandonné par Vénus il n'admettait pas qu'elle cherchât des compensations. En vertu de sa puissance divine, il inspira au bel Adonis la farouche passion de s'attaquer aux bêtes dangereuses telles que les sangliers, auxquels il emprunta lui-même et la forme et la brutalité.

Dans une première rencontre, d'un énergique coup de boutoir il lui transperce la cuisse ; le sang s'écoule en abondance, Adonis gît sur le sol. Vénus le relève, gémit, soupire. Elle ne peut que recevoir le dernier souffle de l'unique mortel auquel elle avait donné toute son affection, tout son amour. Sa seule consolation sur terre fut de faire éclore du sang coulant de la blessure du bien-aimé la plus douce et la plus élégante des fleurs, l'éphémère anémone, la fleur du fugace printemps.

Vénus ne se remettait pas de la perte de son adoré qu'elle ne devait plus jamais revoir puisqu'il avait franchi le Styx et pénétré dans le royaume des Ombres, interdit même aux Immortels. Une cruelle déception attendait cependant la malheureuse amante. Dans ce royaume inaccessible, vivait une autre déesse, dont c'était le séjour attitré, Proserpine.

L'épouse de Pluton fut sensible aux charmes d'Adonis. Vénus l'apprit ; son désespoir s'en accrut. Elle se jette aux pieds de Jupiter, l'implore avec larmes et sanglots, le conjurant de rendre Adonis à la vie. Le maître des Dieux, sur le point de fléchir, voit arriver Proserpine qui proteste énergiquement contre la prétention de Vénus. Les morts lui appartiennent à elle, Proserpine ; ils font partie de ses sujets et ne peuvent abandonner son empire. Elle somme le Grand Juge, l'arbitre souverain, de respecter ses droits imprescriptibles.

Bien embarrassé devant les légitimes arguments, Jupiter, toujours conciliant, décide qu'Adonis sera le compagnon de chacune pendant 6 mois, à tour de rôle. Les deux rivales subissent, bien malgré elles, l'inflexible arrêt.

Proserpine déclara le premier semestre lui appartenir. Vénus se retira morose, devant attendre pendant une demie-année le retour de celui qu'elle n'aurait jamais voulu quitter et dont le souvenir reste gravé dans son coeur.

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chriss
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Messages : 1208
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MessageSujet: Re: Vénus   Jeu 18 Oct - 6:22

Merci à toi

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Vénus
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